Le printemps diffuse ses lueurs diaphanes dans le courant calme et paresseux. Les poissons glissent comme d’éphémères pensées. Leur silence traverse les âges, emportant les récits perpétuels de naissance, de fécondité et de renaissance du monde.
Créatures discrètes, elles détiennent la mémoire des fleuves et veillent sur les secrets les plus intimes de la terre.
Le temps s’écoule lentement, polit les formes, trouble les images, emporte les mots et les visages.
Seule subsiste une trace dorée, reliquat d’une parole ancienne, confiée aux profondeurs.
Mêlant art numérique et textures métalliques, cette série crée un équilibre subtil, intime et délicat, jouant avec les nuances dorées et turquoises pour une poésie visuelle et tactile.