La fête de Pâques célèbre la résurrection du Christ. C’est la fête la plus importante pour les chrétiens. Elle est au cœur de la foi chrétienne. C’est aussi la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.
Chaque religion la fête à sa façon. Pendant la Pâques orthodoxe, que j’ai choisi d’illustrer ici, une procession est organisée le samedi à minuit. Les fidèles reçoivent des cierges qu’ils viennent allumer dans l’église plongée dans l’obscurité. Le prêtre apparait muni d’une bougie, annonce “Venez prendre la lumière à la Lumière sans déclin et glorifiez le Christ ressuscité d’entre les morts.”, puis fait passer la bougie de main en main pour allumer les cierges.
Deux scènes pour illustrer ma démarche, les scènes #1 et #11
Ce diptyque, que vous pourrez voir en exposition, aquarelle numérique et encre, propose une relecture contemporaine de la Pâque orthodoxe, entre foi incarnée et mystère sacré.
La première scène ancre le regard dans une rue populaire, traversée par une foule dense. Des femmes voilées, des enfants, des regards tournés vers l’intérieur ou vers l’horizon : ici, la foi est quotidienne, tissée dans le réel. Elle s’exprime à travers les gestes simples, les présences humaines, les attentes silencieuses. C’est une spiritualité de la terre, de la chair, du peuple.
En contraste, la seconde œuvre élève le spectateur dans une vision plus symbolique et mystique. Un personnage christique, dressé sur une sphère lumineuse, domine la foule et les ruelles, dans une atmosphère vaporeuse. L’élévation suggère la résurrection, le dépassement du monde matériel, la promesse d’un ailleurs. La scène, théâtrale et intemporelle, évoque l’iconographie religieuse tout en la réinventant.
Entre horizontalité humaine et verticalité divine, Résurrection et chair explore les tensions entre sacré et profane, entre incarnation et transcendance.