À travers des couches successives de métal et de béton, un visage émerge, fragile, comme retenu par la mémoire de la matière. Une traversée des souvenirs enfouis.
À la croisée de la sculpture et de l’image, l’assemblage craquelé évoque la douceur et le passage du temps, à l’instar des pages d’un livre ancien. Chaque fissure raconte une histoire : une vie oubliée, une mémoire qui s’efface et se transforme sous le regard du temps.
Les teintes sombres, ponctuées d’éclats d’or patinés, laissent filtrer une lumière délicate. Les blessures deviennent parure, l’usure devient précieuse, et les cicatrices elles-mêmes semblent dévoiler leur beauté.
La matière se fait langage, le silence prend forme, et l’œuvre devient le récit d’un itinéraire diffus, où les déchirures révèlent le voyage de la vie.
