Dans la moiteur tropicale, un parfum chaud de terre mouillée monte du sous-bois, se faufile entre les arbres, enveloppe l’atmosphère. Les premiers rais de lumière percent le feuillage diffus et la brume matinale, poursuivent leur course sous la surface des eaux noires du fleuve.
Deux éclats turquoise glissent l’un contre l’autre.
Leurs corps se frôlent et se répondent dans une lente danse de caresses furtives.
Un frisson traverse l’eau. Autour d’eux, l’espace se resserre. Les nageoires frémissent une dernière fois, soulèvent une constellation de promesses minuscules, abandonnées au flux.
L’eau retrouve son calme.
Seule subsiste une trace dorée dans le sillage mêlé de leurs formes enlacées. Quelque chose s’est écrit. Fragile. Lumineux.
Retrouvez cette mini série Les Murmures de L’Eau
