Rainforest. Dernier marécage aux confins du monde. La pirogue se fige, retenue par les eaux denses et noires du lieu. La terre ferme est déjà trop loin. Il n’y a pas de retour possible. L’horizon se dissout dans la brume opaline du marais.
Le jour avance à pas retenus. Le regard s’égare, cherche un point d’ancrage, puis cède à la dérive.
Les fleurs pâles et lumineuses s’ouvrent au silence. Éclosion matinale de souvenirs en sommeil. Les reflets vacillent. Mémoire venue des profondeurs. Quelque chose se termine sans fracas. Autre chose commence, sans certitude.
Premières Lueurs du Jour porte ce vertige. Hommage discret à l’errance et à la quête, à cette poursuite obstinée d’une présence à travers les paysages et les menaces invisibles, à l’image de l’œuvre de Wim Wenders, Jusqu’au bout du monde (1991), où l’amour et la fin possible du monde se frôlent dans une même lumière incertaine.
Cette œuvre paisible aux lumières somptueuses est disponible en tirage d’art sur aluminium, encadrée avec une caisse américaine aluminium noire 120x70cm. Une petite merveille !
